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Les Equipes Madeleine Delbrêl

 

Historique

 
Dès son arrivée à Ivry, le 15 octobre 1933, Madeleine Delbrêl a vécu avec des compagnes partageant son projet de vie. Leur petite équipe s'appelait "La Charité de Jésus".
 

Elle s'est installée d'abord sur le Plateau d'Ivry, quartier déshérité de la périphérie, pour animer le Centre Social Paroissial.
Puis en 1935 elles se sont établies au centre ville, dans la maison du 11 rue Raspail, qui est devenue un lieu d'accueil et de fraternité pour des gens de toutes sortes.

Le nombre des compagnes s'accroissant, des petites Equipes se sont implantées successivement en monde rural, en banlieue parisienne, puis dans le bassin métallurgique lorrain, en Côte d'Ivoire, en Algérie, à Paris.
 
 

 

La vocation des Equipes de Madeleine Delbrêl :


"Nous croyons que l'Évangile a été écrit pour être vécu et nous pensons que Dieu nous appelle à le vivre ensemble. C'est tout."
(Nous autres, gens des rues - p 296)

"Nous désirons être et rester des laïques, c'est-à-dire des gens tout pareils aux autres. Nous n'avons qu'un seul but qui n'est pas un but d'action mais un but de vie: être à l'image de Jésus-Christ en vivant son Évangile…nous voudrions recommencer les premières fraternités chrétiennes."
(Inédit)

"Le célibat choisi est l'état de notre appartenance à Dieu. Il est aussi pour nous la condition de notre disponibilité à la charité."
( Charte des Equipes)
 
"Nous vivons de notre travail par petites équipes mettant tout en commun; équipes qui se veulent accueillantes à tous, attentives aux plus démunis, vie de frontière ouverte aux plus éloignés de l'Église." (Charte des Equipes)

"J'aurais voulu appartenir entièrement et exclusivement à Jésus-Christ.
J'aurais voulu que, (…) Filles de Dieu et Filles de la Cité, elles aillent toujours"hors les murs" (…)
J'aurais voulu que, ces murs, sans cesse traversés, elles les retraversent dans un aller et retour continuel, entre les hommes et entre Dieu. (… )
J'aurais voulu que ces liens au Christ et à son Église soient pour les hommes clairs comme de l'eau.
J'aurais voulu un célibat ardent et prudent, croyant aux brèches que les vraies solitudes font dans le monde, pour que Dieu vienne.
J'aurais voulu un amour non morcelé que le premier commandement entraîne jusqu'au verre d'eau, en étant passé par les exigences de la miséricorde et le grand appel apostolique impossible à mettre en morceaux, s'il est l'amour du Christ."
( Rues des villes p143. Dans ce texte écrit à Rome en 1958, Madeleine dit ce qu'elle a voulu vivre avec ses compagnes)


Repères

 

Dans " Nous autres, gens des rues" (texte de 1938), Madeleine revendique pour de simples laïcs, pour les "n'importe qui" de "n'importe où", la possibilité, la grâce, l'appel à vivre une vie tout autant donnée à Dieu, livrée à Dieu, que cela peut se faire à l'intérieur d'un ordre religieux.
Elle affirme que c'est plongés dans le monde, immergés en lui, que nous serons plongés en Dieu. Et cela, dans un même mouvement de "rencontre".
Elle revendique finalement le droit pour n'importe quel homme d'être à la fois pleinement laïc, partageant tout de la vie de ses contemporains: leurs conditions de vie, leurs luttes, l   eurs joies et leurs peines…, et pleinement voué, donné à Dieu. Une telle revendication n'est pas originale, car c'est le tissu même de la vie chrétienne, telle que nous la propose Jésus-Christ. Elle est insolite cependant parce que ce programme est impossible à réaliser avec nos seules forces. On ne peut être par rapport à lui qu'en tension, en effort, en désir et sur le chemin… généralement au tout début du chemin …
( Christine de Boismarmin, Rues des villes)