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Aimer l'Eglise

L'Église, Madeleine a été mêlée à ses luttes.
Elle n'a pas ignoré ses lourdeurs, elle a subi l'incompréhension de certains, elle a cherché sa réalité totale, visible et invisible, elle y a engagé le réalisme de sa pensée, face à face avec les faits.
Aussi est-elle capable, aujourd'hui comme hier, de nous communiquer l'attitude juste, difficile autant qu'indispensable, quand nous prononçons ce mot "Église".

Jacques Loew

L'Église, il faut s'acharner à la rendre aimable. L'Église, il faut s'acharner à la rendre aimante.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p137)
 
L'Église assume vis à vis de nous un rôle maternel que lui a confié le Christ : elle nous apprend à vivre en nous faisant vivre.
("Indivisible Amour", Centurion , 1992 - p118)

L'Église, société de pécheurs, m'entraîne dans le mouvement de sa vie.
Je ne peux dire ni "elle" ni "moi", mais seulement "nous".
Dire ce "nous", c'est dire l'Église.
("Indivisible Amour", Centurion , 1992 - p115)

Le travail de l'Église c'est le salut du monde ; le monde ne peut être sauvé que par l'Église.
L'Église n'est l'Église que parce qu'elle sauve. Nous ne sommes pas le Christ-Église si nous ne sommes pas des sauveurs.
Nous ne sommes pas des sauveurs si nous ne sommes pas l'Église
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p108)

Parce que nous rêvons d'un Christ-Église triomphant aux yeux des hommes, nous ne savons pas toujours nous souvenir que le mystère du Christ est le mystère de l'Église et que jusqu'à la fin des temps il sera le sauveur humilié, camouflé sous des hommes limités et pécheurs, et que c'est en eux qu'il nous faudra le reconnaître.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p109)
 
A son Église, Dieu a promis" l'évangélisation des pauvres ", celle des " extrémités de la terre", même si elles sont aujourd'hui de l'autre côté de la rue.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p141)

Si nous disons : " affaire des prêtres-ouvriers ", " affaire des Dominicains ", " affaire de la Mission de France ", nous sommes conduits à jouer surtout l'efficacité des hommes.
Si nous disons " affaire de l'Église, affaire de Dieu ", nous jouons la fidélité de Dieu ; l'ombre qui nous recouvre ne nous déroute plus, car c'est en elle que se réalisent les promesses.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p141)

Nous avons quelquefois vis-à-vis de l'Église, l'attitude de quelqu'un qui veut un certificat de bonne conduite. L'Église ne conduit pas, elle est et nous sommes en elle. Elle est le Corps du Christ et nous sommes membres de ce Corps.
Notre dépendance, notre dévouement vis-à-vis d'elle, s'ils exigent des actes extérieurs, des signes, sont avant tout une dépendance et un dévouement interne, vital. Notre dépendance,
vis-à-vis de ce Corps qu'elle est, est considérable.
Mais notre initiative, notre responsabilité, notre fonction sont, elles aussi, considérables. Nous y sommes providentiellement irremplaçables. Nos soumissions et nos initiatives y sont à égalité : obéissance, comme pour les cellules d'un corps qui seraient à la fois intelligentes et aimantes.
Une seule cellule peut infecter tout l'organisme; une seule cellule peut laisser passer l'aiguille qui le sauve.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p134)

J'appartiens à Jésus-Christ dans l'Église catholique.
L'Église, je suis dedans comme un membre dans le corps, comme une cellule dans un organisme vivant. Elle me transmet la vie des enfants de Dieu.
("La Joie de croire", Seuil, coll. Livre de Vie, 1995 - p248)

C'est dans l'Église que je suis en Jésus-Christ, que je vis Jésus-Christ; dans l'Église comme un membre dans un corps, comme une cellule dans une matière vivante.
Ma vie personnelle chrétienne est la conséquence de cette vie commune de l'Église.
("La Joie de croire", Seuil, coll. Livre de Vie, 1995 - p251)

Deux mille ans d'Église nous ont appris que seule cette Église est apte, au sens fort du mot, à vivre l'Évangile.
Seule l'Église est assez forte pour porter l'Évangile sans trébucher.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p34)