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Faire silence, c'est écouter Dieu

Le silence, pour Madeleine, n'est pas d'abord absence de bruit, mais écoute de la Parole de Dieu. Faire silence, c'est écouter Dieu quand il parle et il parle partout : dans la prière, dans l'Église et dans le monde où il nous appelle.

"Le silence n'est pas évasion mais rassemblement de nous-mêmes au creux de Dieu ..."
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, p168)
 
Ce n'est pas pour que nous nous taisions que le silence existe. Dans ce cas, il ressemblerait fort au mutisme qui n'a jamais été autre chose qu'une infirmité chez des êtres auxquels Dieu a donné la parole, vraisemblablement pour parler.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p120)
 
Quand nous avons la possibilité de faire vraiment silence, nous ne devons pas passer à côté, car sans pauses de vrai silence, très vite, on ne sait plus ce que c'est.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - 125-126)
 
Faire silence, c'est écouter Dieu ; c'est supprimer
tout ce qui nous empêche d'écouter ou d'entendre Dieu (...).
C'est écouter Dieu partout où il exprime sa volonté, dans la prière et ailleurs que dans la prière proprement dite.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p120)
 
Il nous faut le silence pour faire la volonté de Dieu, le silence prolongé par cette autre disposition de nous-même que nous amputons tellement…ou que nous méprisons par ignorance : le recueillement.
Il nous faut " recueillir " les traces, les indices, les invitations, les ordres de la volonté de Dieu, comme le cultivateur recueille sa récolte dans la grange, comme le savant recueille le fruit d'une expérience.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p120)

Il me paraît impossible d'envisager une vie évangélique sans vouloir et sans savoir qu'elle doit être une vie de silence.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p121)

Si nous attendons le silence pour prier, nous risquerons de prier rarement ; ou bien si nous prions, ce ne sera pas dans la part du monde la plus dépourvue de prière, celle des grandes villes où le travail comme le plaisir s'unissent contre le silence.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p119)

Le silence ne nous manque pas, car nous l'avons. Le jour où il nous manque, c'est que nous n'avons pas su le prendre.
Tous les bruits qui nous entourent font beaucoup moins de tapage que nous-mêmes.
Le vrai bruit, c'est l'écho que les choses ont en nous. Ce n'est pas de parler qui rompt forcément le silence. Le silence est la place de la Parole de Dieu et si, lorsque nous parlons, nous nous bornons à répéter cette parole, nous ne cessons pas de nous taire.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, p24)

Une journée pleine de bruits et de voix peut être une journée de silence si le bruit devient pour nous écho de la présence de Dieu.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, p166)
 
Le silence, c'est quelquefois se taire, mais le silence c'est toujours écouter. Une absence de bruit qui serait vide de notre attention à la parole de Dieu ne serait pas silence.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, p166)

Le silence n'aime pas la profusion des mots. Nous savons parler ou nous taire, mais nous savons mal nous contenter des mots nécessaires. Sans cesse nous oscillons entre un mutisme qui abîme la charité et une explosion de paroles qui déborde la vérité. Le silence est charité et vérité.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, p166)

Le tapageur, le fanfaron, le brise-tout, non seulement n'écoutent pas le Seigneur, mais ils lui coupent la parole, plus encore, ils le contredisent.
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p122)
 
Il me semble que la base du silence, pour nous, pourrait être une phrase d'allure bien séculière peut-être : "On ne coupe pas la parole à Dieu"
("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p123)