Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

La bonté, langage de l'Evangile

La bonté de Jésus-Christ, est l'exemple à imiter avec ses exigences pour la vie fraternelle. C'est une bonté qui évangélise en éveillant le sens de Dieu chez ceux qui ne croient pas. Les chrétiens doivent s'acharner à rendre l'Église aimante et bonne car c'est un témoignage.

Le cœur des hommes de notre temps s'asphyxie lentement, sournoisement d'une absence universelle : celle de la bonté. La rencontre d'une personne réellement bonne produit sur d'autres personnes un véritable phénomène d'oxygénation du coeur.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p154)


L'Évangile n'est annoncé vivant que si les chrétiens qui l'annoncent tendent de toutes leurs forces à avoir un cœur bon.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p295)

De Dieu paternel et bon, Jean XXIII fut le témoin humble, fidèle et retentissant. (...)
Il nous a rappelé que si l'Évangile du Christ doit être annoncé en langues humaines, il ne peut être séparé du langage même de Jésus-Christ, de ce langage qui est la bonté. Il nous a rappelé que la bonté tellement dévaluée dans le monde..., et chez nous, était avec notre coeur la chair de la charité.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p292)


Si Jésus passait aujourd'hui dans nos rues, beaucoup parmi le "petit monde" diraient sans doute de lui : "Il est humain!"
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p152)


Comme la charité pour Dieu est inséparable de la charité fraternelle, la charité fraternelle est inséparable de la bonté.
Il n'y a pas de charité authentique de Dieu sans charité fraternelle, pas de charité fraternelle sans bonté.
La bonté chrétienne a des ambitions si miraculeuses que, dans des actes sensibles, tangibles, concrets, elle est une preuve du Mystère.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p151)

La bonté de Jésus-Christ vécue, ou qu'on tente de vivre dans toutes ses dimensions, sans exception, sans limite, pour chaque homme, est un miracle par elle-même car elle est comme le signe sensible de la charité du Christ.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p231)


Pour un homme, rencontrer la bonté du Christ dans un autre homme, c'est avant tout être rencontré soi-même pour ce qu'on est soi-même. Le monde nous force à être nous-même, plus autre chose : famille, profession, nationalité, race, classe... Il nous met de force en série. Il nous juge sur ce qui est pour lui qualités et défauts mais qui n'est pourtant pas nous-même. Chacun, dans la société, se sent marqué de péchés originels, variables avec chaque milieu et qu'on traite pour incurables. Pour la bonté de Jésus-Christ c'est chacun qui existe et tout le reste devient d'un coup relatif.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p136)


La bonté du Christ tient tout pour guérissable, elle nous apprend que ce nous-même si malmené par le monde a une valeur absolument indépendante de la richesse, de la puissance, du brio, de l'influence, de la force et de la réussite. La bonté du Christ opère avec nous; plus encore elle espère de nous, de chacun, quelque chose.
("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p156)


Près d'un incroyant, la charité devient évangélisation, mais cette évangélisation ne peut être que fraternelle. Nous ne venons pas offrir de partager généreusement ce qui serait à nous, c'est-à-dire Dieu. Nous ne venons pas comme des justes parmi des pécheurs, comme des gens qui ont conquis des diplômes parmi des gens incultes; nous venons parler d'un Père commun, connu des uns, ignoré des autres; comme des pardonnés, non comme des innocents; comme des gens qui ont eu la chance d'être appelés à croire, de recevoir la foi, mais de la recevoir comme un bien qui n'est pas à nous, qui est déposé en nous pour le monde : de cela découle toute une façon d'être.
("Athéismes et évangélisation", tome VIII des Œuvres Complètes,Nouvelle Cité 2010, pp150-151)


L'Évangile n'est annoncé vraiment que si les chrétiens qui l'annoncent tendent de toutes leurs forces à avoir un coeur bon.Car, même dans un monde peuplé de bonnes gens, la bonté d'un coeur converti au Christ ne ressemblerait pas aux autres bontés. Cette bonté propre au Christ ne laisse place à nos inventions que lorsque nous avons satisfait à ses lois qui sont strictes et précises. Elle réclame que nous aimions n'importe qui, jusqu'au bout et n'importe quand. Elle n'accepte aucune bonne raison de ne pas être bon.
("Athéismes et évangélisation", tome VIII des Œuvres Complètes,Nouvelle Cité 2010, p149)


La bonté du coeur venue du Christ, donnée par lui, est pour le coeur incroyant un pressentiment de Dieu lui-même.Elle a, pour le coeur incroyant, le goût inconnu de Dieu et elle le sensibilise à sa rencontre. Elle est, pour l'incroyant, insolite, liée à cet insolite absolu que Dieu est pour lui. Elle réveille, interroge les forces assoupies de son coeur, des forces inconnues de lui dont il constate en lui la réalité vivante. Elle sympathise avec ce qui, dans le coeur de l'incroyant, est à la fois le plus solitaire et le plus apte à se tourner intérieurement, secrètement, vers Dieu comme un possible.
("Athéismes et évangélisation", tome VIII des Œuvres Complètes,Nouvelle Cité 2010, p150)