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Rues des villes, chemins de Dieu

 

Il y a des gens que Dieu prend et met à part.
Il y en a d'autres qu'il laisse dans la masse et qu'il ne "retire pas du monde". Ce sont des gens qui font un travail ordinaire...ce sont les gens de la vie ordinaire. Les gens que l'on rencontre dans n'importe quelle rue…
Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces, que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté...
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes 2009 - Nouvelle Cité - Nous autres gens des rues, p24)

Partez dans votre journée sans idées fabriquées d'avance
et sans lassitude prévue,
sans projets sur Dieu,
sans souvenir sur lui,
sans bibliothèque,
à sa rencontre.
Partez sans carte de route pour le découvrir, sachant qu'il est sur le chemin et non au terme.
N'essayez pas de le trouver par des recettes originales: mais, laissez-vous trouver par lui dans la pauvreté d'une vie banale.
La monotonie est une pauvreté : acceptez-la.
Ne cherchez pas les beaux voyages imaginaires.
Que les variétés du Royaume de Dieu vous suffisent et vous réjouissent.
Désintéressez-vous de votre vie, car c'est une richesse que de tant vous en soucier : alors la vieillesse vous parlera de naissance et la mort de résurrection ;
le temps vous paraîtra un petit pli sur la grande éternité; vous jugerez de toutes choses selon leurs traces éternelles.
("Humour dans l'amour", tome III des Œuvres Complètes 2005 - Nouvelle Cité - Joies venues de la Montagne, p81)

Vivre comme Jésus Christ a dit de vivre,
Faire ce que Jésus Christ a dit de faire,
Et le vivre et le faire dans notre temps
(Cité dans "Vivre l'Évangile avec Madeleine Delbrêl", J. Loew, Centurion. - p93)

Cette foi qui nous rend banals
de cette grande banalité
que tous les saints ont acceptée
et qui les a conduits jusqu'au bout de la terre.
("Humour dans l'amour", tome III des Œuvres Complètes 2005 - Nouvelle Cité - Pauvreté de celui qui va, p36)

En haut d'un grand escalier de métro, missionnaires en tailleur ou en imperméable, nous voyons de marche en marche, à cette heure où il y a foule, une étendue de têtes, étendue frémissante qui attend l'ouverture du portillon.
Casquettes, bérets, chapeaux, cheveux de toutes les couleurs. Des centaines de têtes : des centaines d'âmes.
Nous tout en haut.
Et plus haut, et partout, Dieu.
Dieu partout, et combien d'âmes qui le savent.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes 2009 - Nouvelle Cité - Missionnaires sans bateaux, p86)


Faire son devoir d'état,
c'est accepter de rester là où on est
pour que le règne de Dieu vienne jusqu'à nous
et s'étende sur cette terre que nous sommes.
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes 2009 - Nouvelle Cité - Notre pain quotidien, p33)

Un jour de plus commence.
Jésus en moi veut le vivre.
Il ne s'est pas enfermé.
Il a marché parmi les hommes.
Avec moi il est parmi les hommes d'aujourd'hui.
("Humour dans l'amour", tome III des Œuvres Complètes 2005 - Nouvelle Cité - Le nouveau jour, p59)

Chaque petite action est un événement immense où le Paradis nous est donné, où nous pouvons donner le paradis.
Qu'importe ce que nous avons à faire : un balai ou un stylo à tenir; parler ou se taire; raccommoder ou faire une conférence; soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n'est que l'écorce d'une réalité splendide, la rencontre de l'âme avec Dieu, à chaque minute renouvelée, à chaque minute accrue en grâce, toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir .
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? le voici:
c'est Dieu qui vient nous aimer.
C'est l'heure de se mettre à table: allons-y :
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons-le faire
("La sainteté des gens ordinaires", tome VII des Œuvres Complètes 2009 - Nouvelle Cité - Nous autres, gens des rues, p30)

Et nos cœurs iront s'élargissant, toujours plus lourds du poids des multiples rencontres, toujours plus lourds du poids de votre amour,
pétris de vous, peuplés de nos frères les hommes.
Car le monde n'est pas toujours un obstacle à prier pour le monde.
Si certains doivent le quitter pour le trouver,
et le soulever vers le ciel,
d'autres doivent s'enfoncer en lui,
pour se hisser,
mais avec lui.
au même ciel.

("Humour dans l'amour", tome III des Œuvres Complètes 2005 - Nouvelle Cité - Liturgie des sans office, p67)