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TEMOIGNAGES DES PELERINS ITALIENS

venus « sur les pas de Madeleine Delbrêl » du 15 au 20 octobre 2017

 

* Chercher la joie dans les petites ou grandes choses que Dieu nous offre ce matin, ce jour. Ne pas obéir à la vie comme des esclaves sans dessein, mais croire qu’il est possible de trouver même une infime quantité de joie dans notre engagement en mettant tout l’amour possible dans cette tâche, cette souffrance, ce moment d’émerveillement.
Et puis demander à Dieu chaque jour de nous faire un peu Christ ; nous plonger dans sa Parole pour que ceux que nous aimons vivent et restent dans nos pensées, nos yeux, nos corps, nos coeurs
(Rossella)


* A cette époque, faite de frénésie et d’exigences parfois exagérées, j’ai connu la joie d’une expérience vraie. Partager, vivre une vie fraternelle devenue plus que jamais un BESOIN « pour l’unité de tous.» (Michela)


* L’expérience était très riche de personnes, de signification et de lieux chargés de l’esprit de ceux qui y vivaient. Le Seigneur inspire dans son Église des gens capables de faire fleurir sa Parole et de souffler son Esprit dans le coeur des frères voisins. Dans notre époque, que nous voyons difficile et parfois aride et «pauvre», l’Église témoigne de son Seigneur dans les réalités françaises rencontrées. Le temps où vivait Madeleine était difficile aussi, elle m’a donné le courage de continuer à marcher, sachant que précisément quand on est faible et pauvre, l’Esprit agit en nous. Nous devons lire les signes des temps et trouver ensemble de nouvelles voies dans l’Église près des frères qui vivent avec nous. C’est cela l’avenir. (Francesca)


* Je suis allée à Ivry d’autres fois, mais jamais je n’ai ressenti comme cela la présence de Madeleine et j’étais émue de partager au retour avec ceux qui n’avaient pu venir.. Sûrement le mot le plus fort pour moi est le PARTAGE. De quoi ? De l’amour infini de Dieu qui est dans ma vie et la joie de lui appartenir malgré la fragilité, les obstacles et ma résistance. (Emma)


* J’ai été saisie de la capacité de Madeleine à discerner la présence et la volonté de
Dieu même dans les circonstances les plus quotidiennes et apparemment banales. La joie et l’espérance étaient dans ma rencontre avec la Fraternité des Parvis, expression d’une Église vive et joyeuse, amoureuse de l’homme. L’accueil profond reçu à Ivry et Lille m’a touchée avec cette fraternité et cette charité dont Madeleine nous parle sans cesse. La prière à Lisieux nous a rappelé que tout est pris dans cet Amour et nous sommes renvoyés pour être des témoins. (Fabrizia M)


* C’était bien d’en savoir un peu plus sur Madeleine. Qu’est-ce que j’aime le plus? La simplicité de la maison où elle a vécu, les clés près de la fenêtre qui est à portée de main et les autres maisons que nous avons visitées et leurs histoires, le café au bar et écrire ce que j’ai vu, ressenti et partagé. (Miriam Feride)


* Peut-être que ce qui m’a le plus touché, ce sont les rencontres à la Fraternité et dans le bus, le métro, l’aéroport ... Il semble que le Seigneur ait utilisé tout le monde pour nous parler. Chez Madeleine Delbrêl m’a fasciné sa vie de femme libre, au sens où elle a vécu dans la vérité et a eu le courage de répondre à sa vocation d’amour en dehors des schémas classiques. Et aussi son accueil de tous, sans préjugé.
Quant à Sainte Thérèse de Lisieux, j’ai reçu d’elle une grande paix et ai été frappée par sa confiance simple et profonde. Il est réconfortant de savoir que ces deux femmes ont connu une fragilité physique, psychologique et spirituelle qui les rend encore plus crédibles et proches. (Daniela)


* Je suis allée à Ivry, Paris, Lisieux, Lille pour constater qu’il n’y avait rien d’extraordinaire dans les rues que Madeleine parcourait, dans la famille où elle grandissait, dans les gens en souffrance qu’elle écoutait, dans les amitiés qui l’accompagnaient, mais que tout cela, qui ressemblait à la monotonie fatigante des jours, pouvait devenir un lieu de plus en plus propre à accueillir l’inattendu avec humour et à s’agenouiller devant la vie et la présence de Dieu sans jamais cesser d’être émerveillée. Madeleine me dit que moi aussi je peux éprouver le même étonnement renouvelé ici et aujourd’hui. (Maura)


* Restent surtout dans mon coeur les moments passés dans l’appartement du Faubourg de Béthune avec Claire - si je me souviens bien - et son fils. Être une présence pour ceux qui sont seuls et que l’on accueille, une « maison » juste pour une soupe, deux mots, un moment de normalité et d’acceptation. J’ai apprécié la réponse de Claire quand on lui a demandé si l’on avait des projets d’activités. Là, j’ai vu une légère hésitation et puis la réponse est venue : un “Non : il n’y a pas de projets, il y a des gens qui accueillent les autres humains“ (F. V.)


*Nous remercions le Seigneur pour cette rencontre renouvelée et plus profonde avec la pensée et le patrimoine spirituel de Madeleine, que nous avions déjà connus dans nos années de formation et appréciés en tant que laïcs. « Il nous faut développer notre fonction, être intensément des baptisés, aller au fond de notre grâce baptismale”. Il est important aujourd’hui d’assumer cette responsabilité de laïc chrétien!
L’Évangile vécu sans restriction, la vie quotidienne partagée avec tous continuent d’être un phare pour notre vie... (Annamaria)


* Nous avons été frappés par l’esprit missionnaire : « Une fois que nous avons connu la Parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas la recevoir, une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous ; une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous : nous appartenons à ceux qui l’attendent. » C’est une impulsion très forte à être témoins dans la simplicité de l’Amour .. (Giannina)


Et l’amour de l’Église est si concret et actif chez Madeleine avec ses exigences
animées seulement par le zèle apostolique. «Aimer c’est être le coeur de l’Église», dit-elle avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Enfin, nous pouvions rencontrer à Lille une communauté avec des laïcs coresponsables, en communion avec l’évêque, inspirée par Madeleine pour une Église ouverte à tous et fondée sur la Parole de Dieu, une perspective ouverte pour notre terre italienne de plus en plus déchristianisée. Nous prions pour que Madeleine soit béatifiée et nous croyons qu’elle peut devenir avec sa prophétie « docteur de l’Église ».


* J’ai été enthousiasmé d’abord par la spiritualité de Madeleine, qui selon sa vocation a vécu au milieu des pauvres à la périphérie de Paris, au milieu des travailleurs sans foi. N’est-ce pas ce que demande aujourd’hui à l’Église le Pape François avec Evangelii Gaudium ? Aller en banlieue pour apporter la lumière de l’Évangile à tout le monde ? Autre merveille : l’accueil et l’hospitalité de nos frères français. Cet accueil a été magnifique et plus éloquent pour nous qu’un millier de leçons ; nous avons expérimenté la beauté et la force de la charité chrétienne. (Luigi)


* Depuis mon retour, la conscience de ne pas avoir le droit de garder cette expérience pour moi m’incite à être plus active envers les autres et la communauté, me mettant en jeu à la première personne, libre de peurs et de résistance intérieure, osant pour un bien qui ne m’appartient pas. Je n’aurais jamais tant espéré. Nous renouvellerons l’expérience avec d’autres (je l’espère de tout mon coeur). Nous avons soif de textes de Madeleine pour les faire connaître. (Maria Greca)


*. J’ai été frappé par la «force unitive» de Madeleine. Nous étions un groupe de personnes différentes: par les expériences, les lieux d’origine et les charismes. Pourtant, nous sommes tous venus en France pour écouter cette humble femme, qui attire et interroge encore aujourd’hui. Madeleine nous a unis au-delà de nos différences. La visite à Suzanne Perrin, dernier témoin vivant de la vie avec Madeleine, était très touchante et a achevé mon pèlerinage à Ivry. (Sandro)


(traduction : Sandro Luciani)