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COLLOQUE Á BOLOGNE

7 octobre 2016

« Madeleine Delbrêl, prophète d’une Église ‘en sortie’ et mère de miséricorde » :
tel était le thème du Colloque organisé par le groupe des Amis italiens de Madeleine, les 2 et 3 juillet à Ponticella de San Lazzaro, près de la Villa San Giacomo (Bologne). Des conférences, témoignages, travaux de groupe sur ses textes ont guidé vers elle les 35 participants (dont de nombreux jeunes).

 

L'introduction du père Alessandro Ravazzini, recteur du séminaire de Reggio Emilia, a montré un parallélisme fort entre certains développements de l' « Evangelii Gaudium » du Pape François et le style de M. Delbrêl. Elle fut certes l’une des grandes protagonistes de la riche saison ecclésiale qui a préparé le Concile Vatican II, mais plus on approfondit son témoignage, plus on découvre la consonance extraordinaire entre son style évangélique et quelques-unes des grandes perspectives du Pape François.

Edi Natali, de Pistoia, théologienne et spécialiste de M. Delbrêl, a proposé une lecture intéressante du livret d'aphorismes de Madeleine – Alcide - connu en Italie sous le titre "Le petit moine", et qui selon elle est une clé de compréhension de l'Église "en sortie."


 

 

Sandro Luciani, Cté Sant' Egidio de Rome, a commenté un article de journal écrit par Madeleine pour inviter à participer à un comité pour la paix en pleine guerre d’Algérie le 7 février 1959. Il a mis en évidence la lucidité de son discernement et l'actualité extraordinaire de son attitude, confirmée par la proposition œcuménique des "couloirs humanitaires" mis en place actuellement pour les réfugiés de la guerre en Syrie.
 

L'intervention de l'archevêque de Bologne, Mgr. Matteo Zuppi, était très attendue. Il a soutenu avec force que nous avions une responsabilité générationnelle vis-à-vis des hommes et femmes de Dieu qui ont préparé le Concile Vatican II et, en particulier, à l'égard de Madeleine Delbrêl.


 Dans une harmonie prophétique singulière avec le Pape François, elle a compris la nécessité de témoigner de la joie contagieuse de l'Évangile et de passer d'un christianisme hanté par le souci de la communication doctrinale de la vérité, à un christianisme de la proximité fraternelle et de la communication par témoignage de la vérité évangélique. Et Mgr Matteo a cité un passage du célèbre « Bal de l'obéissance » de M. Delbrêl :

 

« Car je pense que vous [Seigneur] en avez peut-être assez
des gens qui, toujours, parlent de vous servir avec un ton de capitaines,
de vous connaître avec des airs de professeurs,
de vous atteindre avec des règles de sport,
de vous aimer comme on s'aime dans un vieux ménage.
Un jour où vous aviez un peu envie d'autre chose, vous avez inventé saint François, et vous en
avez fait votre jongleur.

Á nous de nous laisser inventer
pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous. »

(Humour dans l’amour, tome III des O.C., Nouvelle Cité pp. 29-30.)

 

On peut effectivement penser, a commenté l’évêque Matteo, que dans notre temps, Dieu avait envie d'autre chose et que pour cela il a inventé un Pape qui a pris le nom de Francesco.


Dans cette ligne, divers témoignages, coordonnés par Giovanni Tondo, directeur de la « Caritas » du diocèse de Sienne, sont apparus très significatifs, parce qu’ils ont montré que M. Delbrêl est aujourd'hui pour beaucoup une référence, capable d’inspirer des choix de vie pleins de tendresse et de miséricorde missionnaires.

 

testimonianze moderate da giovanni tondo 6.jpg


 

A la fin de son intervention, le père Luciano Luppi, coordinateur du Colloque, a remis à l'évêque Matteo, au nom du Postulateur de la Cause en béatification, le volume de la « Positio » de M. Delbrêl.

 

mons. zuppi con la positio.jpg


 

Les participants au Colloque se sont donnés rendez-vous le dimanche 8 janvier 2017 pour un après-midi de lecture de textes de M. Delbrêl et ils ont proposé un pèlerinage à Paris et Lisieux en octobre 2017 sur les traces de M. Delbrêl et de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
 

Don Luciano Luppi

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