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RECOLLECTION DU 6 JUIN A SAINT-DOMINIQUE

12 juillet 2015

« Les profondeurs vertigineuses de l'espérance » .

Introduisant ce temps de recueillement et de partage de textes en petits groupes (préparé avec Béatrice Durrande et Nelly Boussac), le Père Gilles François se dit particulièrement frappé par cette phrase trouvée chez Madeleine :
- « Les promesses de Dieu ne bronchent pas et elles restent à la discrétion de ceux qui espèrent en elles, d'un seul qui espérerait en elles, quels que soient les désastres. Je pense que les itinéraires, souvent si déroutants, de l'Église à travers le monde et à travers le temps sont un peu comme une résultante de ces désastres et de cette espérance. » (Lettre à l'abbé de La Pommeraye, aumônier de l'ACO, 12 juin 1961).

Il distingue trois mouvements dans la dynamique de l'espérance chez Madeleine :

 

1. Espérer la vie éternelle


- « Nous confondons : 'croire à la vie éternelle' et : 'faire durer' (…). Nous sommes tentés de témoigner de l'éternité en « éternisant » les attitudes ou les entreprises que la foi nous a inspirées en fonction de circonstances fugitives et d'événements successifs. (…) Nous ne savions pas que la foi apprend à faire non du durable, mais de l'éternel avec du temps et dans le temps. », (tome VIII des O.C. p. 224-226).


- « Et partout où la peur nous ferait fuir, la crainte, don du Saint-Esprit , nous fait tellement craindre que la volonté de Dieu ne s'accomplisse pas, que la peur est vaincue et que nous devenons inflexibles par la force de l'esprit .», (tome XI des O.C., pp 128-129).

 

2. Une manière d'agir et d'insister


- « Si on voit tant de gens qui ont gâté leur existence, c'est qu'ils n'avaient pas trouvé par avance quelqu'un qui veuille bien leur faire confiance. » (tome V des O.C. p. 264)
 

- « Nous n'osons pas dire que le bonheur n'est pas la justice distributive mais la pauvreté ; que les lendemains ne chanteront pas juste, mais que l'éternité chantera. Que le monde est tout petit devant la mort. », (tome X des O.C., p. 73)

 
3. Se laisser embarquer par Dieu dans ce qui humainement nous dépasse


- « Tout le reste passera, mais dureront pour la vie éternelle ces gouttes sanglantes de charité, pressurées par les circonstances, ces anges de Dieu. », (Lettre à Hélène Manuel, 15 janvier 1962).
 

- « Pour toi, pour nous, avec toi, je suis en paix et en espérance. Faisons activement confiance que ce soit en dormant ou en veillant. Dieu seul peut garder ce qu'il nous donne quand nous nous mettons sans crainte entre ses mains. », (Lettre à Hélène Manuel, 3 juillet 1963)

 

- L'espérance chrétienne nous assigne pour place cette étroite ligne de crête, cette frontière où notre vocation exige que nous choisissions, chaque jour et à chaque heure, d'être fidèles à la fidélité de Dieu pour nous. Sur la terre ce choix ne peut être que déchirant. Mais l'espérance nous interdit d'en faire jamais un dolorisme. C'est la souffrance de la femme qui met un enfant au monde. Chaque fois où nous sommes ainsi déchirés, nous devenons comme des brèches ouvertes dans la résistance du monde. Nous livrons passage à la vie de Dieu. » (tome XII des O.C., p. 307)
 

- « Celui qui ne prend pas dans ses mains le mince livre de l'Évangile avec la résolution d'un homme qui n'a qu'une seule espérance ne peut ni en déchiffrer, ni en recevoir le message (…) Mais tout don de Dieu ne se verse que dans les mains de la foi. Tout don de Dieu ne se reçoit que dans les profondeurs vertigineuses de l'espérance. » (tome VII des O.C., p. 156)
 

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